Jo Vargar - "Une scène très différente se déroule derrière la cloison"
INFOS PRATIQUES
Dates : Du 27 mars au 7 avril 2012
Horaires : de 11h à 19h
Tarifs : Normal > Gratuit | Etudiant > Gratuit
Où : Galerie du Crous de Paris
11 rue des Beaux-Arts
75006 Paris
Métro : St-Germain-des-Prés (ligne 4) / Bus 39 ou 95, arrêt Jacob
Lien : site de Jo Vargas
Exposition de peintures de Jo Vargas.
Vernissage le jeudi 29 mars de 18h à 21h.
Née à Paris en 1957, Jo Vargas se destine très jeune au dessin et l’influence de son père, féru de littérature, passionné d’arts, membre du groupe surréaliste, compte sans doute pour beaucoup dans le choix de cette voie. Jo fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs, en section gravure. Sa passion pour la musique classique et pour l’opéra la mène à suivre les ateliers de scénographie de Georges Vackévitch puis à être recrutée comme décoratrice aux Ateliers de l’Opéra de Paris. Un chemin qu’elle n’abandonnera jamais, réalisant depuis vingt ans des décors pour le théâtre. Mais très vite, elle choisit de ne se consacrer qu’à la peinture, prenant le pseudonyme de « Vargas », en hommage à l’actrice Ava Gardner, interprète du rôle de Maria Vargas dans « La Comtesse aux pieds nus ».
Sa sœur jumelle, Fred Vargas, lui empruntera ce pseudonyme pour signer ses romans policiers. Le frère aîné des jumelles Vargas, quant à lui, historien, spécialiste de la Grande Guerre, la conduira à un long travail sur le premier conflit mondial, sur l’acmé de violence et l’explosion d’un monde, après lequel ne renaîtront pas les symphonies de Gustav Mahler, après lequel l’art, sous toutes ses formes, devra faire avec un nouveau chaos, s’y allier, l’incorporer, le fuir ou le combattre.
L’œuvre de Jo Vargas épouse le tumulte de son siècle. Sa peinture, minutieuse, maîtrisée en même temps qu’impulsive, réaliste en même temps que « codée » ou pourquoi pas indéchiffrable quand elle touche aux limites de l’abstraction, est figurative. Mais cette figuration est sans cesse rompue, comme allant s’enfouir dans d’énigmatiques absences, scissions, fractures, distanciations. En dépit desquels les « sujets » demeurent, survivent, de manière délicate et secrète, ou bien à l’inverse s’imposent, brièvement surexposés dans des fulgurances baroques ou ouvertement allégoriques.
