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Étudiant de Paris - Le Conseil : que retenir de la première séance publique ?
Publié le : 01 février 2011 | Classé dans Le Conseil
0 Mardi11 janvier dernier s'est tenue la première séance publique de l'édition 2010-2011 d'Etudiant de Paris - Le Conseil sous l'égide de Didier Guillot, adjoint au maire de Paris chargé de la vie étudiante.
Les membres de droit du Conseil travaillent déjà depuis novembre sur le sujet de cette année : le bien-être étudiant. La thématique est large, aussi le Conseil a choisi de l'aborder sous 3 angles primordiaux : le logement, la santé et la restauration. Autrement dit, les débats vont être riches !
D'ailleurs, si vous voulez donner votre avis, rendez-vous aux ateliers-débats mardi 1e février au RU Bullier à Port-Royal ou mardi 8 février à l'Atrium de Jussieu (pour en savoir plus >>). Vous pouvez aussi le faire en ligne, via un questionnaire qui ne vous prendra que 5 minutes à remplir.
Avant de savoir ce qu'il sortira de ces deux dates où vous donnerez vos idées, voici quelques citations de ce qui s'est dit le 11 janvier. Cette première séance était consacrée à dresser le tableau le plus exhaustif possible du bien-être étudiant et des moyens de l'améliorer, afin de poser des pistes de réflexions vers des actions possibles de la Mairie et de ses partenaires. L'esprit de la séance peut être résumé par cette petite phrase de Bertrand Delanoë, Maire de Paris : « Je vous demande de vous investir, d'être actifs, propositionnels, exigeants, créatifs. »
Sur le logement :
« Un [autre] chantier concernant le logement, c'est l'accès au logement dans le privé car aujourd'hui les loyers sont très chers, et le fait même de chercher un logement dans le privé est un parcours du combattant. On a plusieurs idées, comme par exemple créer un vrai espace logement étudiant, comme on a déjà un espace pour les étudiants étrangers, où on puisse mettre tous les acteurs à la rentrée pour permettre à tout étudiant arrivant à Paris d'avoir accès à la CAF, au CROUS et aux logements disponibles. »
Julie Mandelbaum, militante UNEF et élue étudiante au CROUS de Paris
« Quand on voit que 42 % des étudiants sont salariés, il y a une question qui se pose : chaque entreprise cotise au 1 % logement, donc les étudiants salariés devraient pouvoir avoir accès au 1 % logement »
Cindy Pétrieux, étudiante en communication et trésorière adjointe de la Confédération Etudiante
« Sur la question cruciale du logement, c'est vrai qu'on a voulu faire beaucoup, on fait beaucoup, mais honnêtement, plus on pourra faire, mieux je me porterai. [...] Je viens d'écrire au Premier ministre pour qu'il me donne l'autorisation pour une expérimentation sur la régulation des loyers à Paris, j'espère qu'il me permettra de faire cette expérimentation. Deuxièmement, je lui ai proposé de vendre un certain nombre de terrains pour y faire du logement social, et cela pourrait permettre d'ajouter 6 200 logements sociaux livrés d'ici 2014. Si la réponse est positive, je suis demandeur qu'une partie de ces logements soient consacrés, dans le 12e, le 14e et le 18e, au logement étudiant. »
Bertrand Delanoë, Maire de Paris
« Les prix des loyers sont hauts, beaucoup de jeunes ont des difficultés pour se loger. La ville de Paris a conçu une nouvelle aide qui s'appelle Paris logement, et cette aide permet vraiment de résoudre un certain nombre de dépenses en complément des allocations de la CAF. »
Olga Trostiansky, adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion
Sur la santé :
« Bertrand Delanoë nous a donné son accord pour une résidence pour étudiants lourdement handicapés. Ce que nous souhaitons avec Didier (Guillot), c'est adosser cette résidence à un SAMSAH (service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés), qui est un service de soins, d'accueil, etc., qui se trouvera au pied de l'immeuble. »
Véronique Dubarry, adjointe au maire chargée des personnes en situation de handicap
« L'accès aux soins n'est pas facile, il y a une volonté des SIUMPPS, mais la communication vers les étudiants n'est pas très bonne. Des questions doivent être posées, avec la Mairie de Paris, concernant l'évolution de la communication des SIUMPPS et l'appui vis-à-vis de ces structures. Et puis les structures n'apportent pas forcément tout ce qu'il faut. Par exemple, on ne peut pas se faire prescrire par un SIUMPPS, on ne peut pas se faire rembourser. »
Adrian Brun, Vice-président étudiant de l'université Paris V
« Il y a un problème chez les étudiants et les jeunes, c'est le renoncement aux soins. C'est une réalité et au-delà du dentaire et de l'optique, c'est la médecine de proximité, le recours au médecin généraliste qui est une problématique pour les étudiants. »
Gabriel Szeftel, président de La Mutuelle Des Etudiants
Sur la restauration :
« Le CROUS a évidemment la volonté de s'associer à ces réflexions, comme par exemple la restauration comme lieu de socialisation et de rencontres ou l'adaptation de l'ouverture des restaurants aux nouveaux rythmes universitaires et à ceux des bibliothèques. »
Denis Lambert, directeur du CROUS de Paris
« Beaucoup d'étudiants n'ont pas accès à la restauration sociale pour des questions d'informations. Il y a aussi un travail à faire avec le monde universitaire pour permettre tout simplement aux étudiants de réfléchir à leur temps et de leur donner accès aux restaurants. »
Pierre Mery, vice-président étudiant du CROUS de Paris, élu UNEF
Le mot de la fin revient à Hamou Bouakkaz, adjoint au maire chargé de la démocratie locale et de la vie associative : « Gide disait que le bonheur n'est pas tout fait, mais sur mesure. Je forme le vœu que ces cinq mois de travail vont permettre de nous aider à créer pour vous un bonheur sur mesure. »